DANS MA MIRE

L'auteur, fort de 40 ans de journalisme et d'écriture de prose et de poésie, entend commenter l'actualité québécoise et pourchasser la bêtise et la malhonnèteté partout où elle loge.

mercredi 9 décembre 2009

Intermède: Je tire ma révérence !


Ça mijotait en moi depuis quelque temps et, ces jours derniers, j'ai décidé de suspendre mon blogue, du moins pour une période indéterminée, après avoir réalisé qu'il y a actuellement sur le web une multitude de gérants d'estrade qui, retranchés confortablement derrière leur clavier, se permettent de commenter en long, en large, sans devant dessous et sous toutes les coutures, les voies impénétrables devant nous permettre d'accéder enfin à un statut de pays républicain pour ce Québec que je chéris tant.

Je fais cependant le constat malheureux et désespérant de l'impuissance des mots qui ont beau proliférer de toutes parts sans rien changer à la situation cul-de-sac qui est notre lot.

Je fais le constat que trop d'indépendantistes de tous poils se gargarisent de théories, certes parfois intéressantes, mais qui ne touchent pas la population du pays dont les habitants demeurent colonisés à l'os et dont le pire drame est qu'ils ne le savent même pas.

Je fais le constat des politiques extrêmement frileuses et colonisées des partis politiques soi-disant "souverainistes" et je comprends pourquoi ils ont peine à entraîner dans leur sillon les nouvelles générations qui ignorent trop souvent d'où nous venons et à qui on n'explique même plus le pourquoi vital du projet de pays. Trop de comment, comme disait récemment Facal, et pas assez de pourquoi...

Je fais aussi le constat que nous sommes encore submergés de propagande fédéraliste insidieuse (les Jeux olympiques en sont un bel exemple) et que nos porte-parole n'ont pas les ressources et les convictions inébranlables requises pour faire échec et mat à ces entreprises d'asservissement continu de notre nation.

Je fais aussi le constat que le Québec s'effondre de toutes parts et que presque personne ne voit que le roi est nu. Magouilles, collusions, tripotages, pas seulement dans la construction, mais à tous les niveaux de notre société qui a perdu ses repères deviennent de plus en plus la marque de commerce de ce pays qui n'en est toujours pas un vrai.

Je fais aussi le constat qu'alors que le gouvernement en place, à qui il reste encore trois années dans son entreprise de destruction massive de tous nos acquis passés, s'apprête à nous faire payer très cher ses folies, comme la construction de deux méga hôpitaux universitaires...dont les coûts vont encore exploser, soyez-en assurés, c'est déjà commencé dans le cas anglophone (rien qu'un autre petit 300 millions seulement cette semaine)...Et le Parti québécois, qui un temps nous a permis de rêver, approuve l'érection de ce symbole dédié à la gloire d'un multiculturalisme qui tue.

Je fais le constat que, même si beaucoup de citoyens ont ont marre, ils ne se mobilisent plus que derrière leur ordinateur pour exprimer leurs états d'âme et leur dégoût de cette situation où nous sommes en train de perdre notre identité.

Je suis profondément las de prêcher dans le désert et d'être lu par un petit cercle (toujours le même) qui tourne en rond en tentant héroïquement de faire changer le choses par la force des mots qui se perdent dans une cacophonie indigeste de phrases qui s'entrecroisent dans des débats devenus malheureusement stériles.

Je suis écoeuré de répéter et de marteler les mêmes constats désespérants et de sentir que mes mots se perdent dans un océan de voyelles et de consonnes apprêtées à toutes les sauces.
Et je constate avec tristesse que, pendant que nous écrivons et que nous trouvons des solutions à tous nos maux sociétaux, la majorité silencieuse, dont la pensée est chaque jour lessivée davantage par les instruments du pouvoir établi, via les débilités que la télévision lui enfonce de force dans la tête, demeure indifférente aux véritables enjeux qui sont une question de vie ou de mort de tout un peuple.

Il n'y a actuellement aucun parti politique au Québec pour porter haut le flambeau de la liberté que nous avons tant défendue dans le passé.

Je constate que, loin de progresser, nous régressons. J'ai souvent l'impression que je suis de retour aux années soixante, alors que tout était à contester et à bâtir, ce que nous avons fait avec ferveur.

Et, cinquante ans plus tard, un demi siècle c'est quand même quelque chose non ?, on en est encore à se demander le comment du pourquoi de la liberté dont l'idéal s'est fané avec l'usure du temps et la démission d'un trop grand nombre d'arrivistes qui ont profité outrageusement
des actes libérateurs du Front de libération du Québec pour se tailler de belles carrières bien pépères sous le parapluie doré de la défense du Québec.

J'ai donc décidé de me taire et de laisser braire. Je ne baisse pas complètement les bras, mais
je crois qu'il faut laisser aux plus jeunes le soin de perpétuer nos idéaux républicains car ce pays que nous avons tant souhaité, ce sont eux qui devront décider s'ils veulent le faire fleurir
parmi toutes les autres nations libres et indépendantes de notre planète,

Des dizaines et des dizaines de nations se dont donné des pays à eux depuis les années soixante et nous nous demandons encore le comment du pourquoi...Faut-il donc reprendre le combat à zéro et recommencer à aller voir nos concitoyens dans leurs cuisines pour rallumer la flamme ?

J'ai décidé de me taire, du moins pour un temps de réflexion. D'autres sauront vous bombarder de mots et de concepts. Je suis tellement révolté par tout ce qui se passe dans l'indifférence généralisée que j'ai parfois envie de massacrer ceux qui continuent impunément
de nous détrousser et de nous intoxiquer avec leurs beaux mots.

J'ai décidé de ranger les miens et de réfléchir à l'abrutissement que peuvent susciter ces maudits mots.


Pierre Schneider

jeudi 3 décembre 2009

Pas facile de survivre au Québec

Avant d'élaborer sur la survivance des individus qui peuplent notre pays non abouti, quelques mots sur mon coup de coeur de la semaine: Le touchant et magnifique film de Marc-André Forcier intitulé "Je me souviens", qui est passé quasi inaperçu dans les salles obscures parce que c'est un film d'auteur et de grand créateur qui ne bénéficie pas du financement des multinationales du divertissement.
Cette oeuvre, dont l'action se déroule en Abitibi dans les années 45-55, sous Duplessis, illustre à travers des émotions à l'état brut le climat particulier de cette époque où, pour percer le mur de la misère noire, certains esprits plus éveillés que d'autres tentaient de mettre sur pied de vrais syndicats ouvriers non à la solde des richissimes employeurs et exploiteurs étrangers, pavant ainsi la voie à une future révolution, elle aussi inachevée.
Est-ce qu'on attend que Forcier soit mort pour reconnaître son génie ? En cette petite province de grisaille, d'incertitude, de corruption érigée en système et de mépris pour les vrais créateurs,on dirait bien que oui. Le monde regarde les débilités de la télé, sans se rendre compte que ce nouvel opium des peuples lessive les cerveaux et détourne leur attention des vrais problèmes. Quant aux oeuvres artistiques valables, qui faisaient jadis la fierté de Radio-Canada, il y a belle lurette qu'elles ont été évacuées des cases horaires par ces gestionnaires à la petite semaine dont le crédo n'est que rentabilité et profit monétaire.
Si vous avez manqué "Je me souviens", il est disponible dans les clubs vidéos. Et pas cher....

AINSI FONT FONT FONT...

Ainsi donc, les garderies des p'tits amis du Parti libéral du Québec se multiplient entre les mains des généreux donateurs à la caisse électorale....comme au beau temps de Duplessis, évoqué avec beaucoup de réalisme dans le film de Forcier. Époque où les "bâtards' orphelins étaient envoyés dans le fond des mines pour trois fois rien afin de satisfaire les appétits voraces de ceux qui ont exploité et exploitent encore honteusement nos richesses naturelles.
Les régimes politiques ont beau changer, se maquiller comme de vieilles putes, l'homme ne change pas. Le pouvoir est une drogue qui rend fou. Il n'y a qu'à regarder Charest et Harper pour s'en rendre compte...
Moi, ce qui me turlupine le plus dans ces garderies à 7$ par jour, c'est bien plus le fait que tout le monde doit payer le même tarif. La monoparentale qui ne gagne pas 20 000$ par année
paye le même prix que le couple qui rentre 250 000$ par an à la maison ! Me semble qu'il y a quelque chose qui cloche dans ce système et que le tarif devrait être ajusté en fonction des revenus des couples en cette époque où le gouvernement a décidé d'augmenter les frais de tous ses services, dont ceux de besoins essentiels comme l'électricité. Je sais que je me répète sur ce point, mais je ne le prends tout simplement pas.

À VOTRE SANTÉ !

J'ai encore eu des problèmes de santé cette semaine et encore une fois j'ai pu constater à quel point notre système à milliards est fucké. Comme ce n'était pas un cas d'hôpital, j'ai tenté de voir un médecin dans une clinique sans rendez-vous. Attachez vos tuques si vous êtes malades car c'est un véritable parcours du combattant qui vous attend.
Pour résumer mon expérience personnelle, je me suis levé mardi matin à 5 hres pour aller faire la queue devant la clinique la plus près de chez-moi. Arrivé sur place à 6 hres, il y avait déjà un groupe qui attendait déjà devant la porte qui n'ouvre qu'à 9hres, debout dans un froid de canards. J'ai hésité et finalement pris mon courage à quatre mains pour aller me mettre en ligne. Arrivé au bout de cette dernière, j'apprends que la clinique ne recevra aujourd'hui que HUIT patients et que les huit "chanceux" sont déjà sur place depuis plus longtemps que moi.
"C'est beau hein notre système de santé," m'a dit une dame dont la patience m'a laissé sans voix.
De retour à la maison avec ma tête qui faisait tellement mal que j'avais l'impression qu'elle allait éclater, je jette un coup d'oeil dans mon bottin téléphonique local, question de voir à quelles ressources je pourrais faire appel. On me réfère alors au site officiel du ministère de la Santé pour trouver les cliniques de mon secteur. Eh bien, croyez-le ou non, ce site, qui a sûrement coûté très cher à construire, est tellement "sophistiqué" que je n'ai jamais réussi à y trouver ce que je cherchais. Encore des millions et des millions de dollars gaspillés pendant que ceux qui n'ont pas les moyens de se payer de la médecine privée doivent se lever aux aurores et attendre debout, sous la pluie et dans le froid. Mes chiens sont mieux traités que ça chez mon vétérinaire. Pire que dans le temps des régimes communistes, je n'en doute pas une seconde.
Les solutions simples n'intéressent pas nos zouaves de gestionnaires et ministres férus des méthodes de production de la Toyota. Pourquoi (ce serait si simple) ne pas donner aux pharmaciens les mêmes pouvoirs qu'ils détiennent dans d'autres pays, ceux de prescrire ce qui est évident pour des maux facilement identifiables. Mais pourquoi, nom de Dieu ?
Le corporatisme quasi criminel des ordres de médecins ainsi que le manque de poigne de nos élus contribuent à cette détérioration inexorable de nos conditions de vie. Moi, j'appelle ça un crime contre l'humanité.

ENCORE LES TI-ZAMIS

Retour à la maudite télé porteuse de mauvaises nouvelles des perroquets de l'information qui répètent les mêmes âneries sur toutes les chaînes. Et voici qu'apparaissent le maire de Saint-Léonard et membre du comité exécutif de Montréal, Michel Bissonnette, et le ministre Tony Tomassi au milieu d'un party "privé" regroupant plusieurs contracteurs dans le cadre d'une rencontre le l'association Cattolica eraclea.
Cattolica eracle est le nom d'un petit village sicilien d'où sont issus nombre de membres de la Mafia montréalaise, dont les Rizzuto, ainsi que de grands contracteurs québécois, dont Frank Catania, qui assistait à la soirée mentionnée ci-dessus.

Je ne crois pas aux coïncidences.


Pierre Schneider

jeudi 26 novembre 2009

Les Anglos nous détestent: En voici la preuve

Fallait entendre cette semaine les réactions de haine et de racisme des Anglos du New Brunswick fulminant, la bave aux lèvres, contre le projet d'acquisition de leurs installations hydro-électriques par l'Hydro Québec et, par voie de conséquence, par le gouvernement du Québec.
Un peu plus et, dans la bouche déformée de ces Canadians, John James Charest était associé au séparatisme québécois !
Ils craignent qu'un futur État indépendant du Québec ait trop de pouvoirs et de contrôle énergétique sur la vente des l'électricité aux États-Unis. Et la meilleure preuve qu'ils sont racistes, c'est lorsqu'on leur demande s'ils auraient eu la même réaction devant la vente de la New Brunswick Power à la Nouvelle Écosse. Ici, pas de problème... Entre Anglos, tout est correct, mais si par malheur c'étaient des Québécois francophones, hop là: Trop dangereux.
Pour ceux qui, en 1995, se sont laissés prendre au piège du grand rassemblement canadian quand ils sont venus de partout au Canada nous crier qu'ils nous aimaient, voilà la preuve irréfutable que vous avez été bernés. Une fois de plus. Ils ne nous aiment pas, ils nous détestent...à moins que nous ne soyons soumis et dociles, que nous vivions selon leur volonté, leur langue et leur sous-culture.
Alors quand Jacques Parizeau parlait de vote ethnique et d'argent, il avait tout à fait raison. Mais les "bien pensants" qui l'entouraient ont cédé à la pression des médias, ce qui n'est pas du tout à leur honneur.
Près de quinze années ont passé depuis et on se retrouve dans la même situation où nous étions après le purgatoire et les séances d'auto-flagellation qui avaient suivi le timide référendum de 1980.
La prochaine fois, car il y aura sûrement une prochaine fois, j'espère qu'il ne sera pas trop tard car la régression du français à Montréal s'accentue et il ne faut pas compter sur les nouveaux Québécois issus de l'immigration qui viennent de prêter serment à la Reine pour nous épauler dans notre démarche de libération.
C'est d'ailleurs une des raisons qui me font opter pour une élection décisionnelle plutôt qu'un référendum où nous sommes piégés et où nous jouons selon les règles édictées par les fédéralistes et néo colonialistes d'Ottawa, de Bay Street et de Calgary.
Un gouvernement ou une coalition indépendantiste doit adopter une constitution transitoire républicaine avant de retourner et la faire ratifier par le peuple. C'est tellement simple qu'on se demande pourquoi les grands penseurs et salariés de la Souveraineté Inc. n'y ont pas encore songé.

LES VERTS DE TERRE

À peu près tout le monde est pour la vertu et contre le vice. Pour l'écologie et contre un statu quo suicidaire. Mais quand les Verts du Québec veulent avoir Stéphane Dion comme chef de leur parti, ils me font penser au NPD, qui a toujours été un parti fédéraliste très centralisateur. Raison pour laquelle il n'a jamais réussi à prendre racine au Québec.
Avec le Père de la loi sur la clarté référendaire, les Verts québécois se condamnent à un avenir de vers de terre. Ni plus, ni moins et c'est dommage.

LE P.M. TEFLON

Le Québec est presque unanime à réclamer une enquête publique sur la collusion criminelle entre entrepreneurs de la construction et le pouvoir établi, tant dans les municipalités qu'au niveau provincial où la ministre des Transports ferme les yeux sur de graves anomalies en donnant des contrats à des compagnies déjà condamnées pour malversation. De toute façon, même si ces compagnies étaient bannies, elles n'auraient qu'à repartir sous un autre nom pour continuer de nous arnaquer.

Et devant cette quasi unanimité, le P.M. teflon Charest, sur qui aucun scandale ne semble vouloir coller, semble trouver ça drôle. On le voit sourire à l'Assemblée nationale après les assauts verbaux de l'Opposition officielle. Comme s'il était au-dessus de la démocratie. Mais pourquoi s'en faire face à une chef de l'Opposition maladroite et confuse qui soutient une chose et son contraire dépendant de l'air du temps ?
Et son ministre des Finances, le suave et souriant Bachand persiste à nous promettre des hausses de nos tarifs d'électricité. Il paye même à gros prix des profs pour signer une étude endossant ses prétentions.
Pourquoi faire payer le consommateur, déjà surchargé d'impôts et de taxes de toutes sortes ?
Pour se payer l'improvisation du projet Grand Nord ou pour l'achat de la New Brunswick Power ?
C'est tout simplement indécent ! Mais les indécences et les magouilles peuvent se poursuivre en paix en ce pays endormi qui n'en est même pas un vrai.
Si nous avons ce que nous méritons, alors honte à nous tous qui laissons aller ces choses sans faire plus que de rouspéter un peu avant de retourner à nos petites affaires personnelles.
Chacun pour soi. Le soi étant diamétralement opposé au NOUS.


Pierre Schneider

mercredi 11 novembre 2009

Le Prince des ordures et des rats...

Je suis très fier d'être un grand ami du RRQ (Réseau de résistance québécois) qui vient encore de remporter une belle victoire dans sa lutte pour décoloniser les Québécois en forçant Sa Majesté, le Prince de Galles, à pénétrer dans "son" régiment des Black Watch par l'entrée arrière, dans la ruelle, entre un tas de poubelles nauséabondes, comme un vrai rat.

J'en suis d'autant plus fier que les quelques 250 manifestants (dont certains ont été brutalisés par la police-gestapo) sont demeurés très dignes en répliquant aux forces de répression par la résistance passive et pacifique, beaucoup plus efficace dans les circonstances, que des éclats de violence comme on en retrouve lors des manifs anarchistes...ou sportives.
Ceux qui avaient répondu à l'appel du RRQ (et de la SSJB) représentent une relève, un souffle nouveau, dont plusieurs vieux singes s'obstinent à nier l'importance. Ils sont la preuve vivante que la lutte pour l'Indépendance du Québec se poursuit, malgré l'abandon de nombreux baby-boomers qui ont laissé tomber leurs rêves de jeunesse avec leur dignité de Québécois qui refusent de se soumettre aux diktats d'un système basé sur le pouvoir du sang bleu.
Ces manifestants de la nouvelle génération comprennent très bien l'importance des symboles dans une société qui a presque perdu tous ses repères identitaires à force de se faire marteler
que le mondialisme ne saurait s'accommoder des nationalismes, qui sont le ciment de tous les peuples.
Oui, ils étaient beaux à voir nos nouveaux guerriers-patriotes venus dire NON à la monarchie
dans lequel nos élus se complaisent depuis que le Pq a fait élire ses premiers députés, il y a maintenant quarante ans. Quarante années au cours desquelles, faisant fi de toute dignité, ils ont persisté à se soumettre en prêtant le serment d'allégeance et de fidélité à la monarchie royale britannique.
Pas étonnant, dans les circonstances, que nos salariés de la Souveraineté Inc. n'aient pas réagi à l'affront royal de la visite de Charles-le-rat: Ils ont les mains liées par cet odieux serment dans lequel ils se sont engagé à respecter les règles du jeu de l'ennemi atavique.
Duceppe avait beau déclarer "pas de temps à perdre avec ça", mais ça sonnait tellement faux et tellement contre-révolutionnaire ces propos-là que personne n'y croit plus.
Ceci expliquant cela, il n'est pas étonnant de constater que les partis "souverainistes" aient depuis longtemps évacué de leur discours toute référence au système républicain qu'ils devraient défendre s'ils étaient logiques avec leurs grands mots qui ne sont plus que des mots vides de sens. Des mots qui ne touchent plus le coeur des Québécois parce qu'ils sont complètement déconnectés de notre réalité nationale.
Pendant que le journaliste de RDI en bavait tellement il avait hâte de voir la police intervenir et que celui de TVA, demeuré dans le confort de son studio, accusait une heure de retard sur les événements qui se déroulaient juste en face de locaux du journal Le Devoir, les monarchistes venus saluer leur Prince en furent quittes pour constater que leur idole se comportait comme un vulgaire rat de ruelle. Pauvres monarchistes-fédéralistes: Après avoir perdu la reconstitution de la bataille des Plaines (annulée grâce aux interventions du RRQ et de Pierre Falardeau), ils ont encore perdu une autre bataille, mardi 10 novembre, rue de Bleury, à Montréal.
Ces petites victoires d'une jeunesse qui ne veut plus s'en laisser imposer par ceux qui collaborent joyeusement avec le système pourri dans lequel nous vivons, finiront bien par se multiplier et rallumer la flamme chez un peuple qui a encore une fois été méprisé et bafoué par le dernier arrêt de la Cour suprême, qui continue de charcuter allègrement notre loi 101.
Une autre grande bataille se prépare à la suite de ce jugement très politique d'un tribunal devenu l'instrument des gouvernements fédéraux pour mater ces maudits Québécois qui souvent plient genoux, mais jamais n'abandonnent.
Le seul fait de persister à parler en français en cette Amérique du Nord anglophone est déjà un acte de résistance.
Et lorsque cette résistance se réorganise, comme c'est maintenant le cas, tous les espoirs sont permis.
Je lève bien bas mon chapeau devant tous ceux qui se sont tenus debout et qui ont forcé le Prince à se comporter comme le symbole désuet d'une race souveraine en décrépitude.
Pierre Schneider

vendredi 6 novembre 2009

Quand le 8-1-1 ne répond plus...

Après avoir longtemps tergiversé, hésité, lu, analysé, soupesé, médité et pesé le pour et le contre, je me suis résigné il y a une dizaine de jours à me faire inoculer le fameux vaccin contre la grippe A (H1 N1). J'avais comme tout le monde pris connaissances des théories de la grande conspiration planétaire, mais quand le docteur Amir Khadir, médecin microbiologiste et député de Mercier de Québec Solidaire s'est rangé du côté de la science académique, je me suis dit qu'il devait connaître cela mieux que moi et je me suis fait piquer.

C'est huit jours plus tard que les problèmes ont commencé: Céphalées sévères et résistantes à tous les Tylenol de cette terre, tremblements et frissons, fièvres me conduisant aux portes du délire, maux musculaires et j'en passe. Un une journée, je n'étais plus que l'ombre de moi-même tellement j'étais affaibli.

C'est alors que j'ai décidé de m'adresser au fameux 811 où, après des heures d'attente, une infirmière, m'a posé le diagnostic suivant: Vous deviez avoir cette grippe A bien avant votre vaccin ! Ah bon ! Et moi qui me portais très bien jusqu'à ce qu'on m'inocule le poison...Bref, elle
me conseille les Tylenol, boire beaucoup de breuvages et reposez-vous-merci-bien.

Le lendemain, jeudi, neuf jours après avoir reçu ce fameux vaccin, mon état se détériore rapidement. Les poussées de fièvre se multiplient et je me rapproche dangereusement du 40 degrés Celcius. De peine et de misère, je m'accroche à mon téléphone et je signale à répétition les trois chiffres magiques 8-1-1 afin qu'on me dise si je dois continuer mon traitement sommaire, me précipiter à l'hôpital ou réviser une dernière fois mon testament...

Mais voilà qu'en ce jeudi 5 novembre de tous mes malheurs,je passe de nombreuses heures accroché à une tonalité toujours occupée tant les appels affluent à la centrale. Mais je suis patient (a-t-on le choix avec notre système de Santé dont le modèle est la chaîne de montage du fabriquant d'automobiles Toyota ?) et je persiste des heures durant à tenter de parler à autre chose qu' à un système informatisé.

Cinq heures plus tard, je suis épuisé, je frissonne de partout, j'ai peine à me mouvoir, quand enfin mon numéro est déclaré gagnant: J'ai enfin le privilège rare de parler de mon état et de mes vives inquiétudes à une véritable infirmière. Qui me conseille, après avoir écouté le récit de mes malheureux déboires, de me rendre illico à l'hôpital de Sainte-Agathe-des-Monts où je me traîne de peine et de misère car je me sens vraiment très affaibli.

J'y suis accueilli par une jeune infirmière inexpérimentée...qui me fait avaler une pilule de Motrin, après avoir constaté que ma fièvre ne cesse de monter. Puis, elle me dit d'aller m'asseoir et de revenir la voir dans une heure...

Il est alors 23hres et, malgré mes questions demeurées sans réponses, je n'ai d'autre choix que de me faire patient. Dans la salle feutrée, ultra moderne et aseptisée, j'entends certaines personnes dire qu'elles attendent depuis plusieurs heures. Y-a-t-il un médecin dans la salle ? Si oui, il se cache bien... J'observe les employés, très détendus, se promener d'un bureau à l'autre avec des piles de paperasses sous le bras. Tout est silence, sauf les gémissements d'une pauvre dame qui souffre visiblement beaucoup...et à qui on demande de pratiquer cette vertu bien québécoise qu'est la patience.

Une heure plus tard, je retourne voir l'infirmière qui m'avait demandé de retourner la consulter à minuit et- ô surprise !- elle vient de terminer son chiffre, comme par hasard ! Non, mais nous prennent-ils pour de parfaits demeurés, nous les patients impatients qui payons leur salaire et avantages sociaux tout en leur permettant de traverser la crise qui secoue le Québec dans une atmosphère de salle de yoga ?

Puis, je parviens à parler avec sa remplaçante qui m'affirme que mes symptômes sont tout à fait normaux après une vaccination, que ce sont mes anticorps qui combattent le poison qu'on m'a injecté, bref qu'il n'y a pas grand chose à faire. Je lui suggère que je suis mieux d'aller me soigner dans mon lit plutôt que de passer la nuit à attendre...et elle me donne raison, disant ne pas comprendre pourquoi l'infirmière du fameux 8-1-1 s'est dite préoccupée par mon état qu'elle qualifie de "normal"...

Dans un coin retiré de cette grande salle feutrée, j'aperçois d'interminables files de citoyens qui attendent le vaccin de leur délivrance sous la neige et sous la pluie. Et ça me rappelle les images qu'on nous montrait, quand j'étais plus jeune, des méfaits du régime soviétique où les citoyens faisaient le pied de grue, dans d'interminables files d'attente, en attendant qu'on appelle leur numéro.

Et tout ce que j'entends à longueur de journée sur RDI, c'est toujours la même phrase-mantra
des chefs de notre santé collective : "On s'ajuste à la situation"...Je suis ressorti, soulagé de regagner ma chaumière et mon lit douillet. Je préfère m'ajuster moi-même...

Car quand je constate avec effroi que le 8-1-1 ne répond plus, je me permets de questionner le"modèle Toyota" appliqué à notre système de santé et je constate que nous ne sommes que des pièces numérotées sur la chaîne de montage paralysée du système implacable et trop souvent inhumain dans lequel nous acceptons de vivre. Et je me demande pourquoi, même si j'en connais la réponse corporative, pourquoi on n'accorde pas plus de pouvoirs aux pharmaciens, ce qui pourrait certes désengorger les bouchons systémiques de notre façon de vivre en santé.

Et je me surprends à rêver de cette époque bénie où le médecin se déplaçait et se rendait dans les maisons rencontrer ses malades. Mais faut croire que c'était dans un autre millénaire...bien avant que nous l'on soit victimes des grands progrès technocratiques au sein desquels j'ai l'impression que nous sommes tous devenus des prisonniers d'un goulag virtuel.

Pierre Schneider

mardi 3 novembre 2009

L'argent ? Pas un problème, ça coule à flots

Depuis seulement un an, notre société d'État appelée Loto- Québec a dépensé 800 000$ en billets de hockey pour inviter des petits amis aux matchs de hockey de nos pauvres Canadians of Montreal et des Sénateurs d'Ottawa. Et, depuis, 2005, ce montant atteint
un total de 2,5 millions de dollars. Chronique d'un autre scandale à me faire lever le coeur...

Les gouvernements provinciaux et municipaux s'apprêtent à nous serrer la ceinture avec de nouvelles ponctions fiscales, taxes déguisées et augmentations des tarifs des services essentiels.
Ils n'arrêtent pas de crier qu'ils sont dans le rouge, un rouge de honte comme devrait en éprouver l'ineffable et diabolique Raymond Bachand qui joue avec notre argent comme s'il jouait au monopoly...ou au poker.

Et que pourrait justifier ces folles dépenses en cette période de vaches maigres ? On nous rit en pleine face en affirmant, via les services de propagande de Loto Québec, dont les communiqués sont quasiment copiés/collés par les journalistes qui ont perdu tout sens critique dans les écoles de journalisme où on leur apprend à écrire d'une façon standard, sans couleur, sans saveur et inodore...

Le porte-parole de la société d'état (avec un e minuscule, c'est voulu), tente de justifier cette pratique scandaleuse et arbitraire en soutenant qu'il fallait bien soigner les gens avec qui ils font affaire !!! Mais viande à chien ce sont eux (les gens de la Lotto) qui donnent des contrats et qui favorisent les marchands à qui ils accordent des permis d'exploitation. Et il faudrait remercier ceux qui profitent de cette manne en payant leurs billets de hockey et en leur accordant un statut de VIP ?

Ils poussent l'indécence en multipliant les cadeaux de toutes sortes (dont les billets de hockey et les loges corporatives aux plus gros des joueurs joueurs qui, souvent, vont blanchir leur argent sale sur les tables de jeu près desquelles le p'tit peuple se fait gober ses sous par les infernales machines à avaler les chèques de BS.

On vit dans un bien drôle de monde où on manque de cash pour les besoins essentiels et où
on gaspille comme si on venait de gagner le gros lot.

Il y a vraiment plein de pourriture au royaume de Jean Charest, de Gérald Tremblay et du Prince Charles, qui arrive afin de mieux nous mépriser, à nos frais, évidemment.

Eh oui, notre argent coule à flots et nous ne disons mot. Sages comme des images...ou des gros caves !

Pierre Schneider

mercredi 28 octobre 2009

La volonté populaire: Aux poubelles !

Je me suis retenu pendant 24 heures avant de faire une autre maudite montée de lait, mais, tout bien réfléchi, je ne peux plus étouffer la colère que suscitent chez moi toutes les ordures intellectuelles imposées aux Québécois par ceux et celles qui possèdent, du haut de leur chaire universitaire, LA VÉRITÉ.

Un récent sondage Angus Reid publié mardi démontrait clairement que les Québécois, tant à Montréal qu'en région, en ont plein le c.. des accommodements déraisonnables que les bien-pensants veulent nous imposer.

68 % d'entre-nous jugent que le Québec accorde trop d'accommodements raisonnables à ceux qui ne veulent pas s'intégrer à nos valeurs culturelles. 72% estiment que le coûteux et risible rapport Taylor-Bouchard n'a rien clarifié avant de prendre le chemin des tablettes. 90% sont contre la séparation des garçons et des filles à la piscine. 76% sont contre le fait d'accorder un espace religieux à l'école ou au travail...et 64% se disent d'avis que le port du hijab doit être interdit dans la fonction publique. C'est-y assez clair ? Les Québécois francophones, de mentalité laïque, veulent que les nouveaux arrivants s'intègrent et ne contribuent pas à désintégrer un Québec déjà fragilisé de toutes parts par les institutions britanniques fédérales.

Mais c'est quand j'ai pris connaissance de la réaction de Marie McAndrew que j'ai perdu mon sang froid, que je me suis senti profondément insulté et méprisé. Mme Mc Andrew est une intellectuelle qui pontifie de sa tour de Babel, à l'Université de Montréal, où elle est titulaire de la chaire en relations ethniques.

Je la cite et vous laisse le soin de tirer vos propres conclusions: " Heureusement que les droits (des immigrés) sont protégés par les chartes et qu'ils ne sont pas soumis à la volonté de la majorité".

Vous avez bien lu: Je présume qu'elle insinue que la majorité (vous et moi ainsi que le voisin d'à-côté, sommes xénophobes, racistes et intolérants. Heureusement que dans ce pays au système de monarchie constitutionnelle britannique, nous ne sommes pas en République où le pouvoir citoyen est beaucoup plus respecté que celui de la petite clique de politiciens véreux et décadents, ainsi que des intellectuels hautains et snobs, qui, en toute connivence, sont à des années-lumières du pauvre troupeau que nous sommes.

Le PQ ne fait pas mieux...

Et ce matin, la cerise sur mon sundae: j'apprends dans Le Devoir qu'un associé de Tony d'Accurso, qui enfouit illégalement des déchets toxiques à Mascouche, organise des campagnes de financement à la fois pour le Parti libéral et le Parti québécois.

Hommes d'affaires et contracteurs aiment bien avoir nos minables politiciens dans leur petite poche et ils y réussissent fort bien. Le PQ, un parti populaire voué à l'Indépendance ? Ça c'était avant-hier. Aujourd'hui, ce vieux parti ressemble de plus en plus à l'Union nationale, de triste mémoire.

Et j'apprends que l'Acadie est en feu car le gouvernement en place ne reconnaît plus les droits des francophones dans ses services de santé.

Décidément, la guerre n'est pas finie. Nos ennemis et leurs valets de service veulent notre mort collective. Et pendant ce temps, j'entends Robert Charlebois vanter les mérites du Canada
qui aurait permis l'épanouissement du français...Il y a malheureusement une grande partie de
ma génération qui vieillit très mal....c'est ce qui arrive quand on joue au golf avec Paul Desmarais qui menace (ahaha) de fermer La Presse.

Eh oui, Falardeau, le temps de bouffons se perpétue...

Pierre Schneider