DANS MA MIRE

L'auteur, fort de 40 ans de journalisme et d'écriture de prose et de poésie, entend commenter l'actualité québécoise et pourchasser la bêtise et la malhonnèteté partout où elle loge.

mercredi 11 novembre 2009

Le Prince des ordures et des rats...

Je suis très fier d'être un grand ami du RRQ (Réseau de résistance québécois) qui vient encore de remporter une belle victoire dans sa lutte pour décoloniser les Québécois en forçant Sa Majesté, le Prince de Galles, à pénétrer dans "son" régiment des Black Watch par l'entrée arrière, dans la ruelle, entre un tas de poubelles nauséabondes, comme un vrai rat.

J'en suis d'autant plus fier que les quelques 250 manifestants (dont certains ont été brutalisés par la police-gestapo) sont demeurés très dignes en répliquant aux forces de répression par la résistance passive et pacifique, beaucoup plus efficace dans les circonstances, que des éclats de violence comme on en retrouve lors des manifs anarchistes...ou sportives.
Ceux qui avaient répondu à l'appel du RRQ (et de la SSJB) représentent une relève, un souffle nouveau, dont plusieurs vieux singes s'obstinent à nier l'importance. Ils sont la preuve vivante que la lutte pour l'Indépendance du Québec se poursuit, malgré l'abandon de nombreux baby-boomers qui ont laissé tomber leurs rêves de jeunesse avec leur dignité de Québécois qui refusent de se soumettre aux diktats d'un système basé sur le pouvoir du sang bleu.
Ces manifestants de la nouvelle génération comprennent très bien l'importance des symboles dans une société qui a presque perdu tous ses repères identitaires à force de se faire marteler
que le mondialisme ne saurait s'accommoder des nationalismes, qui sont le ciment de tous les peuples.
Oui, ils étaient beaux à voir nos nouveaux guerriers-patriotes venus dire NON à la monarchie
dans lequel nos élus se complaisent depuis que le Pq a fait élire ses premiers députés, il y a maintenant quarante ans. Quarante années au cours desquelles, faisant fi de toute dignité, ils ont persisté à se soumettre en prêtant le serment d'allégeance et de fidélité à la monarchie royale britannique.
Pas étonnant, dans les circonstances, que nos salariés de la Souveraineté Inc. n'aient pas réagi à l'affront royal de la visite de Charles-le-rat: Ils ont les mains liées par cet odieux serment dans lequel ils se sont engagé à respecter les règles du jeu de l'ennemi atavique.
Duceppe avait beau déclarer "pas de temps à perdre avec ça", mais ça sonnait tellement faux et tellement contre-révolutionnaire ces propos-là que personne n'y croit plus.
Ceci expliquant cela, il n'est pas étonnant de constater que les partis "souverainistes" aient depuis longtemps évacué de leur discours toute référence au système républicain qu'ils devraient défendre s'ils étaient logiques avec leurs grands mots qui ne sont plus que des mots vides de sens. Des mots qui ne touchent plus le coeur des Québécois parce qu'ils sont complètement déconnectés de notre réalité nationale.
Pendant que le journaliste de RDI en bavait tellement il avait hâte de voir la police intervenir et que celui de TVA, demeuré dans le confort de son studio, accusait une heure de retard sur les événements qui se déroulaient juste en face de locaux du journal Le Devoir, les monarchistes venus saluer leur Prince en furent quittes pour constater que leur idole se comportait comme un vulgaire rat de ruelle. Pauvres monarchistes-fédéralistes: Après avoir perdu la reconstitution de la bataille des Plaines (annulée grâce aux interventions du RRQ et de Pierre Falardeau), ils ont encore perdu une autre bataille, mardi 10 novembre, rue de Bleury, à Montréal.
Ces petites victoires d'une jeunesse qui ne veut plus s'en laisser imposer par ceux qui collaborent joyeusement avec le système pourri dans lequel nous vivons, finiront bien par se multiplier et rallumer la flamme chez un peuple qui a encore une fois été méprisé et bafoué par le dernier arrêt de la Cour suprême, qui continue de charcuter allègrement notre loi 101.
Une autre grande bataille se prépare à la suite de ce jugement très politique d'un tribunal devenu l'instrument des gouvernements fédéraux pour mater ces maudits Québécois qui souvent plient genoux, mais jamais n'abandonnent.
Le seul fait de persister à parler en français en cette Amérique du Nord anglophone est déjà un acte de résistance.
Et lorsque cette résistance se réorganise, comme c'est maintenant le cas, tous les espoirs sont permis.
Je lève bien bas mon chapeau devant tous ceux qui se sont tenus debout et qui ont forcé le Prince à se comporter comme le symbole désuet d'une race souveraine en décrépitude.
Pierre Schneider

vendredi 6 novembre 2009

Quand le 8-1-1 ne répond plus...

Après avoir longtemps tergiversé, hésité, lu, analysé, soupesé, médité et pesé le pour et le contre, je me suis résigné il y a une dizaine de jours à me faire inoculer le fameux vaccin contre la grippe A (H1 N1). J'avais comme tout le monde pris connaissances des théories de la grande conspiration planétaire, mais quand le docteur Amir Khadir, médecin microbiologiste et député de Mercier de Québec Solidaire s'est rangé du côté de la science académique, je me suis dit qu'il devait connaître cela mieux que moi et je me suis fait piquer.

C'est huit jours plus tard que les problèmes ont commencé: Céphalées sévères et résistantes à tous les Tylenol de cette terre, tremblements et frissons, fièvres me conduisant aux portes du délire, maux musculaires et j'en passe. Un une journée, je n'étais plus que l'ombre de moi-même tellement j'étais affaibli.

C'est alors que j'ai décidé de m'adresser au fameux 811 où, après des heures d'attente, une infirmière, m'a posé le diagnostic suivant: Vous deviez avoir cette grippe A bien avant votre vaccin ! Ah bon ! Et moi qui me portais très bien jusqu'à ce qu'on m'inocule le poison...Bref, elle
me conseille les Tylenol, boire beaucoup de breuvages et reposez-vous-merci-bien.

Le lendemain, jeudi, neuf jours après avoir reçu ce fameux vaccin, mon état se détériore rapidement. Les poussées de fièvre se multiplient et je me rapproche dangereusement du 40 degrés Celcius. De peine et de misère, je m'accroche à mon téléphone et je signale à répétition les trois chiffres magiques 8-1-1 afin qu'on me dise si je dois continuer mon traitement sommaire, me précipiter à l'hôpital ou réviser une dernière fois mon testament...

Mais voilà qu'en ce jeudi 5 novembre de tous mes malheurs,je passe de nombreuses heures accroché à une tonalité toujours occupée tant les appels affluent à la centrale. Mais je suis patient (a-t-on le choix avec notre système de Santé dont le modèle est la chaîne de montage du fabriquant d'automobiles Toyota ?) et je persiste des heures durant à tenter de parler à autre chose qu' à un système informatisé.

Cinq heures plus tard, je suis épuisé, je frissonne de partout, j'ai peine à me mouvoir, quand enfin mon numéro est déclaré gagnant: J'ai enfin le privilège rare de parler de mon état et de mes vives inquiétudes à une véritable infirmière. Qui me conseille, après avoir écouté le récit de mes malheureux déboires, de me rendre illico à l'hôpital de Sainte-Agathe-des-Monts où je me traîne de peine et de misère car je me sens vraiment très affaibli.

J'y suis accueilli par une jeune infirmière inexpérimentée...qui me fait avaler une pilule de Motrin, après avoir constaté que ma fièvre ne cesse de monter. Puis, elle me dit d'aller m'asseoir et de revenir la voir dans une heure...

Il est alors 23hres et, malgré mes questions demeurées sans réponses, je n'ai d'autre choix que de me faire patient. Dans la salle feutrée, ultra moderne et aseptisée, j'entends certaines personnes dire qu'elles attendent depuis plusieurs heures. Y-a-t-il un médecin dans la salle ? Si oui, il se cache bien... J'observe les employés, très détendus, se promener d'un bureau à l'autre avec des piles de paperasses sous le bras. Tout est silence, sauf les gémissements d'une pauvre dame qui souffre visiblement beaucoup...et à qui on demande de pratiquer cette vertu bien québécoise qu'est la patience.

Une heure plus tard, je retourne voir l'infirmière qui m'avait demandé de retourner la consulter à minuit et- ô surprise !- elle vient de terminer son chiffre, comme par hasard ! Non, mais nous prennent-ils pour de parfaits demeurés, nous les patients impatients qui payons leur salaire et avantages sociaux tout en leur permettant de traverser la crise qui secoue le Québec dans une atmosphère de salle de yoga ?

Puis, je parviens à parler avec sa remplaçante qui m'affirme que mes symptômes sont tout à fait normaux après une vaccination, que ce sont mes anticorps qui combattent le poison qu'on m'a injecté, bref qu'il n'y a pas grand chose à faire. Je lui suggère que je suis mieux d'aller me soigner dans mon lit plutôt que de passer la nuit à attendre...et elle me donne raison, disant ne pas comprendre pourquoi l'infirmière du fameux 8-1-1 s'est dite préoccupée par mon état qu'elle qualifie de "normal"...

Dans un coin retiré de cette grande salle feutrée, j'aperçois d'interminables files de citoyens qui attendent le vaccin de leur délivrance sous la neige et sous la pluie. Et ça me rappelle les images qu'on nous montrait, quand j'étais plus jeune, des méfaits du régime soviétique où les citoyens faisaient le pied de grue, dans d'interminables files d'attente, en attendant qu'on appelle leur numéro.

Et tout ce que j'entends à longueur de journée sur RDI, c'est toujours la même phrase-mantra
des chefs de notre santé collective : "On s'ajuste à la situation"...Je suis ressorti, soulagé de regagner ma chaumière et mon lit douillet. Je préfère m'ajuster moi-même...

Car quand je constate avec effroi que le 8-1-1 ne répond plus, je me permets de questionner le"modèle Toyota" appliqué à notre système de santé et je constate que nous ne sommes que des pièces numérotées sur la chaîne de montage paralysée du système implacable et trop souvent inhumain dans lequel nous acceptons de vivre. Et je me demande pourquoi, même si j'en connais la réponse corporative, pourquoi on n'accorde pas plus de pouvoirs aux pharmaciens, ce qui pourrait certes désengorger les bouchons systémiques de notre façon de vivre en santé.

Et je me surprends à rêver de cette époque bénie où le médecin se déplaçait et se rendait dans les maisons rencontrer ses malades. Mais faut croire que c'était dans un autre millénaire...bien avant que nous l'on soit victimes des grands progrès technocratiques au sein desquels j'ai l'impression que nous sommes tous devenus des prisonniers d'un goulag virtuel.

Pierre Schneider

mardi 3 novembre 2009

L'argent ? Pas un problème, ça coule à flots

Depuis seulement un an, notre société d'État appelée Loto- Québec a dépensé 800 000$ en billets de hockey pour inviter des petits amis aux matchs de hockey de nos pauvres Canadians of Montreal et des Sénateurs d'Ottawa. Et, depuis, 2005, ce montant atteint
un total de 2,5 millions de dollars. Chronique d'un autre scandale à me faire lever le coeur...

Les gouvernements provinciaux et municipaux s'apprêtent à nous serrer la ceinture avec de nouvelles ponctions fiscales, taxes déguisées et augmentations des tarifs des services essentiels.
Ils n'arrêtent pas de crier qu'ils sont dans le rouge, un rouge de honte comme devrait en éprouver l'ineffable et diabolique Raymond Bachand qui joue avec notre argent comme s'il jouait au monopoly...ou au poker.

Et que pourrait justifier ces folles dépenses en cette période de vaches maigres ? On nous rit en pleine face en affirmant, via les services de propagande de Loto Québec, dont les communiqués sont quasiment copiés/collés par les journalistes qui ont perdu tout sens critique dans les écoles de journalisme où on leur apprend à écrire d'une façon standard, sans couleur, sans saveur et inodore...

Le porte-parole de la société d'état (avec un e minuscule, c'est voulu), tente de justifier cette pratique scandaleuse et arbitraire en soutenant qu'il fallait bien soigner les gens avec qui ils font affaire !!! Mais viande à chien ce sont eux (les gens de la Lotto) qui donnent des contrats et qui favorisent les marchands à qui ils accordent des permis d'exploitation. Et il faudrait remercier ceux qui profitent de cette manne en payant leurs billets de hockey et en leur accordant un statut de VIP ?

Ils poussent l'indécence en multipliant les cadeaux de toutes sortes (dont les billets de hockey et les loges corporatives aux plus gros des joueurs joueurs qui, souvent, vont blanchir leur argent sale sur les tables de jeu près desquelles le p'tit peuple se fait gober ses sous par les infernales machines à avaler les chèques de BS.

On vit dans un bien drôle de monde où on manque de cash pour les besoins essentiels et où
on gaspille comme si on venait de gagner le gros lot.

Il y a vraiment plein de pourriture au royaume de Jean Charest, de Gérald Tremblay et du Prince Charles, qui arrive afin de mieux nous mépriser, à nos frais, évidemment.

Eh oui, notre argent coule à flots et nous ne disons mot. Sages comme des images...ou des gros caves !

Pierre Schneider

mercredi 28 octobre 2009

La volonté populaire: Aux poubelles !

Je me suis retenu pendant 24 heures avant de faire une autre maudite montée de lait, mais, tout bien réfléchi, je ne peux plus étouffer la colère que suscitent chez moi toutes les ordures intellectuelles imposées aux Québécois par ceux et celles qui possèdent, du haut de leur chaire universitaire, LA VÉRITÉ.

Un récent sondage Angus Reid publié mardi démontrait clairement que les Québécois, tant à Montréal qu'en région, en ont plein le c.. des accommodements déraisonnables que les bien-pensants veulent nous imposer.

68 % d'entre-nous jugent que le Québec accorde trop d'accommodements raisonnables à ceux qui ne veulent pas s'intégrer à nos valeurs culturelles. 72% estiment que le coûteux et risible rapport Taylor-Bouchard n'a rien clarifié avant de prendre le chemin des tablettes. 90% sont contre la séparation des garçons et des filles à la piscine. 76% sont contre le fait d'accorder un espace religieux à l'école ou au travail...et 64% se disent d'avis que le port du hijab doit être interdit dans la fonction publique. C'est-y assez clair ? Les Québécois francophones, de mentalité laïque, veulent que les nouveaux arrivants s'intègrent et ne contribuent pas à désintégrer un Québec déjà fragilisé de toutes parts par les institutions britanniques fédérales.

Mais c'est quand j'ai pris connaissance de la réaction de Marie McAndrew que j'ai perdu mon sang froid, que je me suis senti profondément insulté et méprisé. Mme Mc Andrew est une intellectuelle qui pontifie de sa tour de Babel, à l'Université de Montréal, où elle est titulaire de la chaire en relations ethniques.

Je la cite et vous laisse le soin de tirer vos propres conclusions: " Heureusement que les droits (des immigrés) sont protégés par les chartes et qu'ils ne sont pas soumis à la volonté de la majorité".

Vous avez bien lu: Je présume qu'elle insinue que la majorité (vous et moi ainsi que le voisin d'à-côté, sommes xénophobes, racistes et intolérants. Heureusement que dans ce pays au système de monarchie constitutionnelle britannique, nous ne sommes pas en République où le pouvoir citoyen est beaucoup plus respecté que celui de la petite clique de politiciens véreux et décadents, ainsi que des intellectuels hautains et snobs, qui, en toute connivence, sont à des années-lumières du pauvre troupeau que nous sommes.

Le PQ ne fait pas mieux...

Et ce matin, la cerise sur mon sundae: j'apprends dans Le Devoir qu'un associé de Tony d'Accurso, qui enfouit illégalement des déchets toxiques à Mascouche, organise des campagnes de financement à la fois pour le Parti libéral et le Parti québécois.

Hommes d'affaires et contracteurs aiment bien avoir nos minables politiciens dans leur petite poche et ils y réussissent fort bien. Le PQ, un parti populaire voué à l'Indépendance ? Ça c'était avant-hier. Aujourd'hui, ce vieux parti ressemble de plus en plus à l'Union nationale, de triste mémoire.

Et j'apprends que l'Acadie est en feu car le gouvernement en place ne reconnaît plus les droits des francophones dans ses services de santé.

Décidément, la guerre n'est pas finie. Nos ennemis et leurs valets de service veulent notre mort collective. Et pendant ce temps, j'entends Robert Charlebois vanter les mérites du Canada
qui aurait permis l'épanouissement du français...Il y a malheureusement une grande partie de
ma génération qui vieillit très mal....c'est ce qui arrive quand on joue au golf avec Paul Desmarais qui menace (ahaha) de fermer La Presse.

Eh oui, Falardeau, le temps de bouffons se perpétue...

Pierre Schneider

lundi 26 octobre 2009

La fin du monde d'un système qui s'écroule

On se doutait bien qu'il y avait des petites magouilles dans les officines dans partis politiques municipaux et provinciaux, mais jamais je n'aurais cru notre système électoral aussi corrompu et que l'assainissement des moeurs politiques, si chères à René Lévesque, iraient rapidement rejoindre sur les tablettes-poubelles de nombreux rapports d'enquêtes qui n'auront en somme servi qu'à enrichir une petite clique de juges et d'avocats...ainsi que de flics en temps supplémentaire.

Des révélations choquantes de Benoît Labonté- l'homme qui a décidé de ne pas couler seul- aux enquêtes de La Presse, du Devoir, de ruefrontenac.com et de Radio-Canada sur l'attribution, arrangée avec le gars des vues de lucratifs contrats (on parle ici de milliards de dollars), on demeure bouche bée. Surtout quand on apprend que plusieurs autorités municipales, ainsi que le gouvernement du Québec, laissent entrer impunément le loup dans la bergerie, confiant à des firmes d'ingénieurs-conseils un travail normalement dévolu aux fonctionnaires qui nous coûtent la peau des fesses. On comprend maintenant, à la lumière des récentes révélations scandaleuses, le désoeuvrement de la fonction publique, mise carrément sur la voie de service de seconde zone pour faire place aux véritables maîtres de ce Québec Inc devenu le terrain de jeux de la mafia, omniprésente dans presque tous les secteurs de notre société.
Le citoyen lambda peut bien être désabusé et cynique devant la puissance de cet État dans l'État. Le citoyen, soumis aux diktats d'un système qui brime chaque jour davantage les libertés individuelles au profit des riches, semble résigné car il ne voit pas d'issue dans ce labyrinthe de la corruption et du défaitisme généralisés.
Et ce ne sont pas les "faiseurs d'opinions" au service de ce même système qui vont attiser sa légitime colère. Aujourd'hui c'est plus subtil-mais non moins pernicieux que lorsque j'ai débuté ma carrière dans le journalisme, époque où la plupart des scribes recevaient des enveloppes brunes. Non, aujourd'hui les commentateurs s'auto-censurent parce qu'ils veulent être dans les bonnes grâces du boss.
Charest a beau mentir en disant qu'il met fin à son grand projet de PPP, il n'en demeure pas moins que son parti a toujours été de connivence avec les grandes firmes de contracteurs, de génie-conseil, d'architectes, d'avocats et autres intervenants extérieurs, tous d'une générosité érigée en système mafieux envers son parti. Sa résistance à une commission d'enquête impartiale le démontre bien. Et puis, qui est en mesure de mener une enquête impartiale sur un système dont il est un des rouages ? Les amis de ses amis sont nécessairement ses propres amis. On aurait beau faire des victimes symboliques- genre d'agneaux expiatoires- dans le but de juguler la tempête médiatique, ce n'en serait qu'une fois de plus une opération esthétique conçue à grands frais par les "faiseurs d'images".
Bref, seul un tribunal populaire, composé de citoyens intègres, hors de tout soupçon,et bien allummés pourrait faire éclater l'odieuse vérité.Mais ne comptez pas là-dessus, nous ne sommes pas, hélas, encore en république...

Retour sur la loi 104

Le 31 octobre 1968, 50 000 Québécois défiaient le gouvernement mollasson de Jean-Jacques Bertrand et son projet de loi 63 donnant le libre choix de la langue d'enseignement dans les établissements scolaires.
Quarante ans plus tard, on a pensé naïvement que le problème était réglé et que la pérennité de la langue française était assurée, malgré les coups de hache intermittents dans cette loi de tous les espoirs par LE grand tribunal étranger.
Si le dernier arrêt de cette cour suprêmement hostile au Québec français ne fait pas bouger sérieusement tous les leaders de notre société, je pense que tout le valeureux combat que nous livrons depuis plus de 45 ans, aura été vain.
Si nous persistons à accepter notre statut de vaincus, nous sommes foutus...et je ne veux pas comme je ne peux pas assister à cette chronique d'une mort annoncée. Je m'en irai alors dans un pays où le mot liberté signifie quelque chose.
Si nous étions 50 000 à brasser la baraque en 1968, nous devrions aujourd'hui être 101 000 à prendre la rue sous l'égide de la SSJB, des syndicats des enseignants et tous les autres qui refusent de se mettre à genoux pour téter la gangrène d'un système qui doit s'écrouler MAINTENANT.

PIERRE SCHNEIDER

jeudi 22 octobre 2009

Le Québec français mis K.O. par la Supreme Court

L'arrêt tant attendu sur la validité de la loi 104, qui avait été adoptée en 2002 pour éviter que les allophones puissent étudier en anglais à nos frais, est tombé du Banc de la Supreme court of Canada jeudi, le 22 octobre. Et le Québec français se voit décapité d'un des outils essentiels qu'il s'était donné pour sa survie.
J'ai lu l'arrêt (fastidieuse lecture s'il en est) au complet et toute la question tourne autour des droits du Québec à défendre la langue française avec sa Charte. Le débat dure depuis quelques années déjà et, après d'innombrables péripéties juridiques, sept juges néo-colonialistes viennent de décréter que les alinéas 2 et 3 de l'article 73 de la Charte de la langue française étaient inconstitutionnels parce qu'ils contreviennent au paragraphe 23(2) de la Charte canadienne.
La dernière instance décrète que " la charte canadienne n'établit aucune distinction entre le type d'enseignement reçu par l'enfant, le caractère public ou privé de l'établissement d'enseignement ou encore le source de l'autorisation en vertu de laquelle l'enseignement dans une langue est dispensé".
En langage plus direct, ça veut dire: Québec français, prend ton trou et crève" !
Ce jugement très politique vient confirmer celui rendu par la cour d'appel du Québec. Auparavant, l'affaire avait été entendue par le tribunal administratif du Québec, qui avait confirmé la validité de la Loi 104. Puis, la Cour supérieure du Québec entérine la décision du tribunal administratif. Jusque là, tout baigne dans l'huile pour la reconnaissance de nos droits.
Mais ça se gâte peu après en Cour d'appel du Québec, qui renverse les jugements préalablement rendus. Siégeaient à cette cour d'appel, les juges Hilton, Dalphond et Giroux.
Ce dernier est dissident, mais les deux juges anglophones forment la majorité et ils gagnent ce combat contre la langue des Québécois.
Dernière manche: On se retrouve en Cour suprême où, on le savait d'avance, le Québec allait en manger toute une. Et c'est ce qui est arrivé jeudi alors que les sept juges du plus haut tribunal de la monarchie canadienne ont débouté complètement les prétentions des Québécois à défendre, comme ils l'ont voté, leur avenir comme peuple francophone.

Après avoir lu le torchon, c'est-à-dire le jugement, je me suis livré à une petite recherche sur les sept juges qui viennent d'enlever au Québec une loi qui avait enfin des dents.
Me croiriez-vous si je vous disais que, parmi les sept, il n'y avait qu'un seul Québécois francophone !!! Eh oui, vous avec bien lu, on en a mangé toute une de la part des British et des juifs anglos.
Voici ce que j'ai découvert:
1) La juge en chef se nomme Beverley Mc Lachlin. Elle vient de la Colombie britannique et elle a étudié à Edmonton, Alberta.

2) Le juge William Dan Corneil Binnie a étudié à McGill, à Toronto et à Cambridge (Angleterre). Reçu un doctorat honorifique du barreau du Haut-Canada...Admis au Barreau d'Angleterre en 1966, il pratique par la suite le droit au prestigieux cabinet d'affaires McCarthy-Tetrault. Puis, de 86 à 98, il est nommé conseiller spécial par le gouvernement pour examiner l'Accord du Lac Meech ! En 79, il était évidemment nommé conseiller de la REINE.

3) Louise Lebel: Née à Québec en 1939, études à l'Université Laval...et maîtrise en droit à Toronto ! C'est la seule Québécoise francophone de ce tribunal dont les Québécois ne devraient pas reconnaître l'autorité. Parce qu'il fait la sale "job de bras" des néo-colonialistes qui ne veulent qu'une chose: notre disparition par l'assimilation.

4) Morris J. Fish, fil d'Aaron Fish, est né à Montréal. Études à Mc Gill et membre des barreaux de l'Ile du Prince Edward et de l'Alberta, en sus du Québec. Il a été associé avec le célèbre criminaliste Sidney Leithman, abattu par la pègre colombienne dans un règlement de compte relié au trafic de la cocaïne.

5) Rosalie Silberman Abella. Née en Allemagne en 1946 de parents juifs déplacés, arrive au Canada en 1950. Etudes à Toronto. Membre du comité consultatif du premier ministre sur la confédération de 77 à 82 et co-présidente, à Vancouver, des conférences constitutionnelles de 92. Première femme d'origine juive, selon son CV officiel, à siéger à la Cour suprême.

6) Louise Charron: Avec un nom semblable, on la croirait québécoise, mais non, elle a étudié et grandi à Sturgeon Falls, Ontario. Autres études à Carleton et à Ottawa. Membre du Barreau de l'Ontario. Doctorat honorifique du Barreau du Haut-Canada ainsi que des universités Nipissing et Sudbury.

7) Enfin, le dernier des larrons, Marshal Rothstein. Né à Winnipeg, a fait carrière au Manitoba et reconnu comme conseiller de la reine en 1979. Et il a aussi dans son CV juge de la cour d'appel de la Cour martiale du Canada.

Voilà donc le portrait, l'image réelle de ces néo-colonialistes qui viennent de faire subir au Québec un cuisant échec. Parce que désormais, les petits allophones, par un tour de passe-passe, pourront aller à l'école publique anglaise où ils vont apprendre que le français est une langue morte. Grande victoire du melting pot multiculturel et défaite aussi désastreuse que celle des Plaines d'Abraham pour les Québécois (j'exagère à peine).

Que nous reste--t-il à faire si on veut survivre en tant que peuple ? Rien de moins que la révolution nationale. Nous sommes légalement coincés par un jugement inique rendu par l'ennemi qui, il ne faut jamais l'oublier, est en guerre contre nous. Allons-nous prendre encore une fois notre trou ou nous lever massivement pour prendre la rue, assiéger l'Assemblée nationale, sortir cul par dessus tête les députés du Bloc d'Ottawa, où nous n'avons pas d'affaire. Ce pays nous est non seulement étranger, il nous est hostile et ses attaques répétées nous placent en situation de légitime défense.

Nous ne reconnaissons pas sa constitution, nous ne reconnaissons pas ses lois, ses juges, ses lieutenants gouverneurs et toute sa racaille politique anglaise.
Nous avons le droit de nous défendre par tous les moyens. C'est l'Histoire qui jugera nos actes, pas les tribunaux au service des assassins de notre culture.

PIERRE SCHNEIDER






lundi 19 octobre 2009

Rectificatif au sujet de M. Claude Béland

Dans mon dernier blogue où je varlopais avec rage sur les auteurs du rapport du Groupe Avenir
Québec, de Jean Allaire, le nom de M. Claude Béland, ex-président du Mouvement Desjardins, y était associé, comme il l'avait été dans La Presse du jeudi 15 octobre.

Je me disais surpris et estomaqué de cette prise de position de Claude Béland et avec raison car on vient de me signaler que, dès le lendemain, ce dernier a publié une mise au point où il n'y va pas de main morte sur cette malhonnête association.

Il affirme avoir pris connaissance avec stupéfaction de la lettre de Jean Allaire dont il se dissocie totalement.

"Je n'ai participé qu'à une seule réunion de ce Groupe sur l'avenir du Québec et je n'ai contribué qu'au texte relatif à la santé démocratique, et ce, à titre des président des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques de 2003", écrit M. Béland.
Et il poursuit:"Dès la parution de ce rapport, j'ai communiqué avec Jean Allaire pour le mettre en demeure de retirer mon nom de ce rapport, étant en total désaccord avec ce projet de réconciliation nationale. Je n'ai jamais vu ce texte. Je ne l'ai pas encore lu, n'ayant pas reçu copie du rapporte t je n'ai participé à aucune discussion au sujet des textes paraissant dans ce rapport, sauf celui de la santé démocratique au Québec".

Et M. Béland conclut: "La proposition faite par M. Allaire est en contradiction avec mes convictions personnelles".

Il y a quelqu'un en quelque part qui s'est servi sans aucun scrupule du nom de Claude Béland, un homme respecté de tous les Québécois, pour lui attribuer des propos à mille lieues de ses convictions profondes.

C'est ce qu'on appelle une vacherie de première, n'est-ce pas Jean Allaire ?